Cyrco
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Complainte d'un berger à sa bergère
J'étais ton berger,
Tu étais ma bergère.
Au crépuscule des ères,
Je parcourais les sentiers ;
Evitant les chaumières,
Je cheminais au gré des libertés.
A l'aube d'une éternité,
Tu sillonnais un pré désert ;
Guidée par des oiseaux enchantés,
Tu fuyais la misère.
Aléa..., destinée...,
Près de ce verger,
Nous nous sommes découverts :
Berger, bergère.
Sous l'arbre isolé,
Qui devint « Notre Pommier »,
Tu t'es allongée ;
La douce lumière,
Illuminant ta beauté,
Je t'ai admirée !
Sans barrières,
Nous nous sommes aimés ;
Sans frontières,
Nous avons vagabondés,
Sur les sentes d'un imaginaire,
Unis par des sentiments embrasés.
Longtemps nous demeurâmes sous Notre Pommier...
Jeune berger,
Libre, inexpérimenté,
Je t'ai laissé partir pour la mer.
Jeune bergère,
Aimante, l'espoir serré,
Je n'ai pas su t'abriter,
Tu as pris une autre galère.
Rêves et mystères,
Occupent aujourd'hui mes pensées :
Sur une berge, j'erre,
Sur l'autre rive, tu es là, distinguée,
J'espère...,
...tu es accompagnée :
Entre nous, ... la rivière.
Amitié,
Passion singulière ?
Je repense à Notre Pommier.
Jolie bergère,
Si proches..., et pourtant séparés.
Nos reflets mariés,
Nos corps éloignés,
Je demeure solitaire,
Seul, sur le bord contraire.
Pourtant j'espère...
J'espère distinguer,
Au loin, derrière quelque sinuosité,
Enjambant la rivière,
Défiant mon amour inachevé,
Une petite passerelle.
Petite passerelle,
Qui, enfin, me rallierai à toi, ma belle,
...me rallierai à toi, ma bergère...
Cyrco (avril 07)
Publié par CyrilleCorde à 18:11:50 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Réserve sentimentale
Petit Homme réservé,
Il était son propre confident.
Sans mépris pour ses bienveillants,
Les arcanes captives d'une grande intimité,
Il protégeait ses sentiments.
Il imaginait ses doutes et croyances,
Offrandes de son unique personnalité ;
Ses mystères sans connivence,
Témoignant son extraordinaire singularité.
Il vivait ainsi : héro particulier,
D'un « moi » ignorant.
Un jour pourtant,
Le fardeau lourd à son gré,
Il confia son entendement,
A quelques étrangers.
Il apprit à ses dépends,
Ses questionnements courants,
Et présents chez une majorité.
Espérant la différence,
Il avait obtenu la commodité.
Saisi par le découragement,
Du commun présent,
Il vit ses compagnons lui apporter charité.
Libéré de son entêtement,
Il avait trouvé « solidarité ».
Alors petit Homme égaré,
Le commun rassurant,
D'une foule sans excentricité,
Valait-il l'espoir solitaire d'antan,
D'une quelconque divergence ?
Ne me le dis surtout pas !
(Cyrco, mars 07)
Publié par CyrilleCorde à 15:23:21 dans Poèmes (réflexion philo, existencielle...) | Commentaires (0) | Permaliens
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