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Emoi & Toiles

Poèmes & Pensées

Un rendez-vous en Noir & Blanc | 24 août 2007

Un Rendez-vous en Noir & Blanc

 

Vêtu de noir et de blanc,

Les yeux sombres,

Le regard pénétrant ;

Figurant,

D'un petit coin d'ombre,

Il m'attend.

 

Vêtue toute en couleurs,

Les yeux brillants,

Le regard charmeur ;

Passante,

D'un petit coin de fleurs,

Je le prétends.

 

Droit,

Les traits figés,

L' expression mystérieuse...

Son dessein masqué,

Il me convoite.

 

D'une pose adroite,

Les traits légers,

Et les lèvres rieuses...

Mon désir à portée,

Je le sais, il me convoite.

 

Et pourtant,

Des sentiments en couleurs,

Qui fleurissent mon coeur,

Je ne perçois son environnement,

Qu'en noir et blanc.

 

Le vert des pelouses ?

Le bleu du ciel?

Gris, argentés...

 

Le jaune des tulipes ?

Le rouge des roses ?

Comme absorbés...

 

Je ne les perçois pas,

Ni même les immagine.

Lui ?

Comme d'une autre épo...

 

Cric, Crac, Boum !!

 

« Guillaume !!!

La photo... !

Oh non...

Qu'as tu fais... ?!!! »

 

« Mais enfin maman...,

Ce n'était qu'une photo en noir et blanc...,

... une photo du passé... ,

Du passé... »

 

Snif.

 

(Cyrco, août 07)

Publié par CyrilleCorde à 22:06:48 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) |

Idéalité | 16 août 2007

“Idéalité”

 

Idéal : conception spirituelle,

Infidèle à nos sens en malle.

« Pétales et hirondelles,

Pastellent un ciel d'opale,

Sillage de notre lune de miel :

Elle..., moi..., mon idéal. »

 

Réalité : existence rebelle ;

Nos ailes enchaînées à quelque attelage.

« Rapaces et spinelles*,

Flagellent notre vie sage ;

Agrafent nos rêves idéels*,

Elle..., moi..., otages :

Mon cauchemar. »

 

On nous gromelle :

« Idéaliser est déraisonnable,

Néfaste pour nos vies lilliputiennes ».

 

Nos coeurs rapellent :

« Idéaliser est indispensable,

Grain de sable d'une plage de merveilles »

 

Au péril d'une chute cruelle,

Notre vie sera « idéalité »,

Pas de prison de gèle,

Seulement une passion « idéalité » .

 

 

*Spinelle : Aluminate naturel de magnésium, pierre précieuse de couleur généralement rouge. Les spinelles sont des aluminates vitreux, infusibles, à éclat vif et de couleur générale rouge, rayés seulement par le diamant et le corindon, et rayant tous les autres corps (A. Péres)

* Idéel : adj, qui se rapporte à l'idée ou qui n'existe que dans l'idée.

 

(Cyrco, août 2007)

Publié par CyrilleCorde à 20:20:40 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) |

Naissance d'un voyageur | 10 août 2007

Naissance d'un voyageur

 

Dix longues heures...,

Anthony sort de son cocon maternel.

Quelle joie...! Quelle douleur...!

Il découvre un nouveau monde, de nouvelles couleurs,

Il se presente comme tel.

 

Viennent les premiers pas.

Anthony entend, au loin,

Ses parents soucieux de l'escapade :

 

"Anthony, attention où tu mets les pieds,

Marche droit, ne perd pas l'équilibre... !"

Vaines recommandations pour le jeune aventurier :

Il est libre...

 

Naissent les premiers mots.

Anthony distingue les syllables,

Assimile quelques palabres :

Il s'intègre aux propos.

 

En quête de repères,

Le novice parcourt alors les différentes communautés.

Il rencontre d'autres apprentis, quelques experts,

Il joue..., gagne, perd :

Il se construit une personnalité.

 

Au fil des mois,

Dame expérience fait son apparition.

Confiance et méfiance sont de nouvelles notions :

Anthony apprend de ses désarrois...,

..., et de ses émois !

 

Ah, le voyage...

Les contrées lointaines...

Les nouveaux pays...

Des populations inconnues, indigènes,

Quelques instants de paradis,

Quelques mirages,

Anthony a grandit...,

Il a trouvé son propre mécène :

Le voyage !

 

(Cyrco, juillet 07) 

Publié par CyrilleCorde à 22:59:23 dans Poèmes (contemplatifs) | Commentaires (0) |

Rencontre Brésilienne | 10 août 2007

Rencontre brésilienne

 

Elle dansait un air de forró,

Il la contemplait..., l'air fasciné.

Elle était brésilienne, la danse dans la peau,

Il était français, la retenue exercée.

 

Son corps ondulait,

Immobile, il l'adulait.

Les yeux de la jolie fille : un appel,

Une invitation au jeu sensuel.

 

Une main tendue,

Notre ami dans les bras de sa muse;

Le déhanché envoutant..., peut être une ruse ?

Le jeune garçon est perdu.

 

Un baisé volé,

L'histoire peut enfin commencer :

Il fallait bien toute la chaleur du pays,

Pour libérer les complexes de l'apprentit.

 

La suite ?

Une idylle démesurée,

Une fuite,

Les deux amants sont éloignés.

 

Certains conteurs,

Fredonnent que les deux amoureux

Se sont envolés pour un jardin de fleurs,

La Terre, trop petite pour leur passion fabuleuse.

 

 (Cyrco, juillet 07)

Publié par CyrilleCorde à 22:55:29 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) |

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