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Emoi & Toiles

Poèmes & Pensées

A Vous Tous...Passés Avant | 19 novembre 2007

A Vous Tous..., Passés Avant

 

Messieurs,

A vous tous,

Passés avant,

A vous tous,

Passés amants,

J'adresse un pleur.

 

Vos histoires

D'un soir...,

De quelques ans,

D'entente...,

De mésentente,

Firent leur temps :

C'est un fait.

Je n'y ai

Pas influence,

Je l'admet.

 

Malheureusement,

Vos antécédents

Aux accents

D'insouciance,

Révèlent à présent

Leurs inconséquences.

 

Vogue-Voguant,

Sur un océan

D'innocence,

Il arrive que les vents de noroît,

Gonflent les voiles

De mon inexpérience :

 

Mon voilier,

Enfant...,

Précipíté...,

Heurtant

Alors le bouclier

De sa confiance

Sabotée...

 

Messieurs,

Sabotée,

Par quelques négligences ?

Par quelques faux-semblants ?

Probablement !

Vos avances déplacées

A quelques brebis égarée ?

Assurément !

 

Ah...,

Quelques instants

D'efferverscence...,

De jouissance...,

...

Pour une confiance,

A présent,

Chancelante.

 

Chancelante,

Ou...,

Devrais-je dire,

Résistante.

 

Mon amour...

Résistante... ?

Seulement par défense.

Endurcie... ?

Seulement en garantie

De ton amour,

Investit.

...

Je le sais...

Tu me l'as dit...

 

Messieurs,

De vos instances

Antérieures,

Je n'ai pas connaissance.

Heureusement ?

Malheureusement ?

Je suis ignorant.

 

Pourtant,

Lorsque mon éthique,

Aux principes

Fidèles,

S'échoue

Contre les pics,

De ses abris,

Dressés jusqu'au ciel :

 

J'avoue...,

Que ma patience,

Réparatrice,

Vous souhaite

Bien des heures tristes...

 

J'avoue,

Que ma patience,

Réconfortante,

Vous souhaite

Bien des heures d'errance...

 

 

cyrco (nov 2007)

Publié par CyrilleCorde à 15:20:04 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) |

Danse manuelle | 05 novembre 2007

Danse Manuelle

 

Lentement le rideau s'ouvre.

Un voile obscurcit la lumière.

La toile de fond se découvre...,

Dévoile l'intimité de la scène.

 

Les danseurs étoiles,

S'approchent lentement,

Esquissent les premiers mouvements

D'une chorégraphie sans loi.

 

Encore indécis,

Ils effleurent un dessein.

La valse pour le flétrir,

Le tango pour l'affermir,

Ils se lancent..., sereins.

La danse commence ainsi,

Au coeur de l'enceinte.

 

Dans une profonde harmonie,

Les frères dansants

Déploient petit à petit,

Leurs gestes ondulants.

Le ballet est sensuel,

La douceur des glisses,

Les voltes charnelles

Enflamment la piste,

Elles enivrent cette demoiselle.

 

Au rythme des battements,

Les pas semblent brosser

Quelques boucles élégantes,

Courtiser

Une orbe céleste ravissante,

Créer, élever

Des lignes insouciantes.

 

Tempo suave,

Bercé de ballencements ;

Les soupirants

Donnent corps au spectacle :

Exercices de pointes,

Sursauts,

Passe en dos,

...

D'un tour de main,

Ils atteignent l'eldorado !

 

Mesdames, mesdemoiselles,

Cette oeuvre à dix doigts révèle

Une main de maître.

Si nos caresses

Sont maladresses,

Pardonnez cette faiblesse...

Et veuillez, s'il vous plaît,

Accepter notre tendresse.

 

Cyrco (oct 2007)

Publié par CyrilleCorde à 12:46:44 dans Poèmes (contemplatifs) | Commentaires (1) |

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