Cyrco
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Photo Sentimentale
Je nous revois,
Côte à côte,
L'océan derrière...
Le sourire aux lèvres
Les cœurs enlacés,
Ne rien faire...
S'aimer.
Fiers
De nos engagements,
Fièvre
De nos sentiments !
Cadre de rêve
Pour un repaire
D'amants,
Cadre de poussière
Pour une photo
D'antan.
Misère...
Florilège de souvenirs,
Sortilège en devenir :
Le glaive de notre amour
Me transperce !
Je nous vois,
Côte à côte,
L'océan derrière.
Je chois
Loin de tes côtes,
L'océan en travers...
Cyrco (29/02/08)
Publié par CyrilleCorde à 18:44:32 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Le Chat aux Riches
Le chat aux riches
Fier de sa postiche
Se délecte
De son état
De Shah
Au lait.
Le chat aux riches :
La fourrure lisse
Pour se frotter,
Le poil hérisse
Pour attaquer...,
Le chat aux riches
Devrait être laqué.
Appât de riches,
Il ne connaît pas la moralité :
Il aguiche
Les pigeonniers...,
Pisse
Au nez
De ses gibiers...,
Puis, exalté,
D'un geste factice,
Leur liche
Les pieds !
Je vous en fiche !
Cette âme est dupeuse,
Sa langue rugueuse !
Le chat aux riches,
Joue les pouliches :
Sous la bannière
Des nuits de prélats,
Il s'en va,
Pacha,
Côtoyer le Prolétariat
Des chats de gouttière.
Grand seigneur,
Il partage un quotidien
De quelques heures,
Miaule le malheur
Et, sans faim,
Goutte aux miches
Des vieux pains.
Malin,
Et adepte de la triche :
Il s'affiche !
Et oui,
En bon tsarévitch
Une fois chez lui,
Il sait
Qu'une ou deux pleurniches,
Fétiches,
Suffiront aux riches...
A servir ses plats garnis
De fines croquettes
D'haschich...
Petit chat aux riches,
Petit freluquet,
S'il te plaît :
Ne t'entiche
Pas trop...
Il est dit :
Tu es en trot
Pour cinq vies,
Pas sept !
Elles sont défaites...
Petit chat aux riches,
Ne t'entiche
Pas trop...
Prends garde aux
Caniches :
Ils dénichent
En toi
Un frêle encas,
Cher petit chat aux riches.
En proie
A tes barbiches,
Ils enragent !
Sans faire de cas,
Tu pourrais finir en sarcophage...
En sarcophage !
Petit chat aux riches.
Publié par CyrilleCorde à 21:09:15 dans Poèmes (coup de gueule, engagé...) | Commentaires (0) | Permaliens
Le vide
Le vide,
Infini.
Le vide,
Ennemi.
Sans vie
Ni envies,
Il chemine.
Sans empathie
Ni paradis,
Il se nourrit
De mes insomnies.
Horrible puits
Horrible infini.
... et je ne puis
Voir ton pays.
Je suis parti.
Le vide
D'un océan
Nous divise.
Un vide
De rien du tout.
Un vide
Infini.
Garçon !
Une autre !
Cett' bouteille est vide.
Cyrco (dec 07)
Publié par CyrilleCorde à 23:16:27 dans Poèmes (divers) | Commentaires (0) | Permaliens
A Vous Tous..., Passés Avant
Messieurs,
A vous tous,
Passés avant,
A vous tous,
Passés amants,
J'adresse un pleur.
Vos histoires
D'un soir...,
De quelques ans,
D'entente...,
De mésentente,
Firent leur temps :
C'est un fait.
Je n'y ai
Pas influence,
Je l'admet.
Malheureusement,
Vos antécédents
Aux accents
D'insouciance,
Révèlent à présent
Leurs inconséquences.
Vogue-Voguant,
Sur un océan
D'innocence,
Il arrive que les vents de noroît,
Gonflent les voiles
De mon inexpérience :
Mon voilier,
Enfant...,
Précipíté...,
Heurtant
Alors le bouclier
De sa confiance
Sabotée...
Messieurs,
Sabotée,
Par quelques négligences ?
Par quelques faux-semblants ?
Probablement !
Vos avances déplacées
A quelques brebis égarée ?
Assurément !
Ah...,
Quelques instants
D'efferverscence...,
De jouissance...,
...
Pour une confiance,
A présent,
Chancelante.
Chancelante,
Ou...,
Devrais-je dire,
Résistante.
Mon amour...
Résistante... ?
Seulement par défense.
Endurcie... ?
Seulement en garantie
De ton amour,
Investit.
...
Je le sais...
Tu me l'as dit...
Messieurs,
De vos instances
Antérieures,
Je n'ai pas connaissance.
Heureusement ?
Malheureusement ?
Je suis ignorant.
Pourtant,
Lorsque mon éthique,
Aux principes
Fidèles,
S'échoue
Contre les pics,
De ses abris,
Dressés jusqu'au ciel :
J'avoue...,
Que ma patience,
Réparatrice,
Vous souhaite
Bien des heures tristes...
J'avoue,
Que ma patience,
Réconfortante,
Vous souhaite
Bien des heures d'errance...
cyrco (nov 2007)
Publié par CyrilleCorde à 15:20:04 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) | Permaliens
Danse Manuelle
Lentement le rideau s'ouvre.
Un voile obscurcit la lumière.
La toile de fond se découvre...,
Dévoile l'intimité de la scène.
Les danseurs étoiles,
S'approchent lentement,
Esquissent les premiers mouvements
D'une chorégraphie sans loi.
Encore indécis,
Ils effleurent un dessein.
La valse pour le flétrir,
Le tango pour l'affermir,
Ils se lancent..., sereins.
La danse commence ainsi,
Au coeur de l'enceinte.
Dans une profonde harmonie,
Les frères dansants
Déploient petit à petit,
Leurs gestes ondulants.
Le ballet est sensuel,
La douceur des glisses,
Les voltes charnelles
Enflamment la piste,
Elles enivrent cette demoiselle.
Au rythme des battements,
Les pas semblent brosser
Quelques boucles élégantes,
Courtiser
Une orbe céleste ravissante,
Créer, élever
Des lignes insouciantes.
Tempo suave,
Bercé de ballencements ;
Les soupirants
Donnent corps au spectacle :
Exercices de pointes,
Sursauts,
Passe en dos,
...
D'un tour de main,
Ils atteignent l'eldorado !
Mesdames, mesdemoiselles,
Cette oeuvre à dix doigts révèle
Une main de maître.
Si nos caresses
Sont maladresses,
Pardonnez cette faiblesse...
Et veuillez, s'il vous plaît,
Accepter notre tendresse.
Cyrco (oct 2007)
Publié par CyrilleCorde à 12:46:44 dans Poèmes (contemplatifs) | Commentaires (1) | Permaliens