Cyrco
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Naissance d'un voyageur
Dix longues heures...,
Anthony sort de son cocon maternel.
Quelle joie...! Quelle douleur...!
Il découvre un nouveau monde, de nouvelles couleurs,
Il se presente comme tel.
Viennent les premiers pas.
Anthony entend, au loin,
Ses parents soucieux de l'escapade :
"Anthony, attention où tu mets les pieds,
Marche droit, ne perd pas l'équilibre... !"
Vaines recommandations pour le jeune aventurier :
Il est libre...
Naissent les premiers mots.
Anthony distingue les syllables,
Assimile quelques palabres :
Il s'intègre aux propos.
En quête de repères,
Le novice parcourt alors les différentes communautés.
Il rencontre d'autres apprentis, quelques experts,
Il joue..., gagne, perd :
Il se construit une personnalité.
Au fil des mois,
Dame expérience fait son apparition.
Confiance et méfiance sont de nouvelles notions :
Anthony apprend de ses désarrois...,
..., et de ses émois !
Ah, le voyage...
Les contrées lointaines...
Les nouveaux pays...
Des populations inconnues, indigènes,
Quelques instants de paradis,
Quelques mirages,
Anthony a grandit...,
Il a trouvé son propre mécène :
Le voyage !
(Cyrco, juillet 07)
Publié par CyrilleCorde à 22:59:23 dans Poèmes (contemplatifs) | Commentaires (0) | Permaliens
Rencontre brésilienne
Elle dansait un air de forró,
Il la contemplait..., l'air fasciné.
Elle était brésilienne, la danse dans la peau,
Il était français, la retenue exercée.
Son corps ondulait,
Immobile, il l'adulait.
Les yeux de la jolie fille : un appel,
Une invitation au jeu sensuel.
Une main tendue,
Notre ami dans les bras de sa muse;
Le déhanché envoutant..., peut être une ruse ?
Le jeune garçon est perdu.
Un baisé volé,
L'histoire peut enfin commencer :
Il fallait bien toute la chaleur du pays,
Pour libérer les complexes de l'apprentit.
La suite ?
Une idylle démesurée,
Une fuite,
Les deux amants sont éloignés.
Certains conteurs,
Fredonnent que les deux amoureux
Se sont envolés pour un jardin de fleurs,
La Terre, trop petite pour leur passion fabuleuse.
(Cyrco, juillet 07)
Publié par CyrilleCorde à 22:55:29 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Complainte d'un berger à sa bergère
J'étais ton berger,
Tu étais ma bergère.
Au crépuscule des ères,
Je parcourais les sentiers ;
Evitant les chaumières,
Je cheminais au gré des libertés.
A l'aube d'une éternité,
Tu sillonnais un pré désert ;
Guidée par des oiseaux enchantés,
Tu fuyais la misère.
Aléa..., destinée...,
Près de ce verger,
Nous nous sommes découverts :
Berger, bergère.
Sous l'arbre isolé,
Qui devint « Notre Pommier »,
Tu t'es allongée ;
La douce lumière,
Illuminant ta beauté,
Je t'ai admirée !
Sans barrières,
Nous nous sommes aimés ;
Sans frontières,
Nous avons vagabondés,
Sur les sentes d'un imaginaire,
Unis par des sentiments embrasés.
Longtemps nous demeurâmes sous Notre Pommier...
Jeune berger,
Libre, inexpérimenté,
Je t'ai laissé partir pour la mer.
Jeune bergère,
Aimante, l'espoir serré,
Je n'ai pas su t'abriter,
Tu as pris une autre galère.
Rêves et mystères,
Occupent aujourd'hui mes pensées :
Sur une berge, j'erre,
Sur l'autre rive, tu es là, distinguée,
J'espère...,
...tu es accompagnée :
Entre nous, ... la rivière.
Amitié,
Passion singulière ?
Je repense à Notre Pommier.
Jolie bergère,
Si proches..., et pourtant séparés.
Nos reflets mariés,
Nos corps éloignés,
Je demeure solitaire,
Seul, sur le bord contraire.
Pourtant j'espère...
J'espère distinguer,
Au loin, derrière quelque sinuosité,
Enjambant la rivière,
Défiant mon amour inachevé,
Une petite passerelle.
Petite passerelle,
Qui, enfin, me rallierai à toi, ma belle,
...me rallierai à toi, ma bergère...
Cyrco (avril 07)
Publié par CyrilleCorde à 18:11:50 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Réserve sentimentale
Petit Homme réservé,
Il était son propre confident.
Sans mépris pour ses bienveillants,
Les arcanes captives d'une grande intimité,
Il protégeait ses sentiments.
Il imaginait ses doutes et croyances,
Offrandes de son unique personnalité ;
Ses mystères sans connivence,
Témoignant son extraordinaire singularité.
Il vivait ainsi : héro particulier,
D'un « moi » ignorant.
Un jour pourtant,
Le fardeau lourd à son gré,
Il confia son entendement,
A quelques étrangers.
Il apprit à ses dépends,
Ses questionnements courants,
Et présents chez une majorité.
Espérant la différence,
Il avait obtenu la commodité.
Saisi par le découragement,
Du commun présent,
Il vit ses compagnons lui apporter charité.
Libéré de son entêtement,
Il avait trouvé « solidarité ».
Alors petit Homme égaré,
Le commun rassurant,
D'une foule sans excentricité,
Valait-il l'espoir solitaire d'antan,
D'une quelconque divergence ?
Ne me le dis surtout pas !
(Cyrco, mars 07)
Publié par CyrilleCorde à 15:23:21 dans Poèmes (réflexion philo, existencielle...) | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir, emporté par une mystérieuse fantaisie,
J'ai la nostalgie de ce qui aurait pu être.
Je reviens sur les voies parcourues,
Sous les feuilles mortes, recouvrant la route des Hêtres,
Je retrouve L'Embranchement.
L'indication, autrefois calligraphiée « vie »,
Arbore un flou, je devine « mythologie »,
J'emprunte un chemin bordé d'étranges ornements,
Progresse au milieu d'alternatives d'autres vécus,
Et..., là, précédant le tournant,
Devant moi, ton spectre, nos spectres.
Je te revois, chanteuse de génie,
Sur la scène de mes élans,
J'admirais ta grâce, ton talent,
Tes doux regards égarant mes envies.
Mes souvenirs se dérobent..., je les sens disparaître,
Je me rappelle : je sors, je fuis,
La timidité s'impose en maître,
Tu m'invites, je t'évite,
Tout est anéantit.
Mais..., non, qu'est-ce... !?
Tu m'invites, je lévite ;
Autour de ton sourire, je gravite ;
Un flot silencieux de sentiments,
Foudroie nos cœurs aimants.
Tu m'éconduis,
Je t'induis en romance.
Ensemble, isolés par la nuit,
Submergés par une insatiable attirance,
Je nous aperçois, déversant dans le silence,
La passion prisonnière des simples cris.
Nous vivons un amour infini,
Où chaque seconde nous offre la jouissance,
D'un clin d'œil, d'un baiser, ou d'une étreinte ravie.
D'amants nous devenons parents,
Nos enfants illuminent de scintillements,
Nés d'une étincelle d'une folie,
Qui, malgré les ans, nous lie,
Avec le même émerveillement.
Près d'un feu de cheminée,
Le visage ridé par les flammes de nos émotions,
Les yeux chargés de chaleur rassérénée,
Notre cœur encore nourrisson,
Nous nous aimons...
...les images s'estompent,
Mes sens me trompent,
Où es-tu ?!
Je suis perdu, dépourvu...
Ah oui...
Le lit, la maladie, l'hospice...
Célibataire,
Grabataire du sourire de tes lèvres.
Chère illusion, chère déraison,
Emporte-moi, abrège ce terrible supplice,
Sois mon absolution,
Car, ce soir, j'ai la nostalgie de ce qu'il aurait pu naître,
De la rencontre de nos êtres.
Cyrco (fev 2007)
Publié par CyrilleCorde à 16:19:48 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens