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Emoi & Toiles

Poèmes & Pensées

Par un demi c'té ricard | 04 mars 2007

 

Par Un Demi c'té ricard,

Parain de mystère, Icare

Part indemne, hystérique car

Pas un émit c't'air : hic,...haaarrg... !

 

 Circo (dec 2006)

Publié par CyrilleCorde à 16:12:33 dans Jeux de mots | Commentaires (0) |

La Rumeur | 04 mars 2007

La Rumeur

 

En illustre chercheur,

J'ai découvert plus rapide que la lueur.

Cet étrange phénomène vous inspirera horreur,

Mesdames, Messieurs, voici la Rumeur !

 

Sa vitesse de propagation à l'heure,

Vous laissera couverts de sueurs,

Ici à l'instant, puis immédiatement ailleurs,

Elle parcourt sans frayeur,

Nombre de vos demeures.

 

Laissez-moi vous présenter cette terreur :

 

Inépuisable, elle naît de l'aigreur,

De tous les beaux parleurs.

Belle parole ou simple erreur,

Chez tous les bonimenteurs et discoureurs,

Elle fait fureur,

 

D'un murmure de facteur,

Ou d'une plaisanterie de farceur,

Elle s'envole vers les clameurs,

De ses nombreux admirateurs :

« Il paraîtrai que la grande cousine de la sœur,

Au fils du Père Laliqueur,

Aurait fréquenté le petit ramoneur,

Chenapan du défunt colporteur,

Lui-même voleur... »

 

Véritable conteur,

Elle tient ses mœurs,

De tous les rapporteurs,

En quête de saveurs,

Dans leur vie sans ardeur !

 

Méchante, destructrice et sans pudeur,

Elle s'attaque à tous les cœurs.

 

Oui, chers lecteurs,

Tremblez de peur,

La rumeur vous attend à l'extérieur,

Elle veut piller votre intérieur.

 

Source de leurres et de malheurs,

Elle s'attaque à votre honneur,

Vous délaisse de tout défenseur,

Bref, elle vous emplit de fureur,

 

Si cette importune, en prédateur,

Vous cherche quelques heurts,

Ne vous laissez pas atteindre par ses rongeurs !

 

Refoulez vos pleurs, enterrez votre douleur,

Ripostez de candeur, dévoilez votre grandeur,

Puis, exhibez un inébranlable bonheur.

 

Et vous verrez vos investigateurs,

Retournez chez les leurs :

Entre jaseurs !

 

Et oui, sachez précieux liseurs,

Que, si la rumeur se proclame leader,

Elle a également tôt fait de retourner... en vapeur !

 

 

Cyrco (dec 2006)

Publié par CyrilleCorde à 16:11:46 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) |

La flatterie | 04 mars 2007

La flatterie

 

A tous les timides soumis,

Par notre monde de coterie*,

Je vous offre une stratégie,

De réussite en compagnie,


J'ai nommé, la flatterie.

 

Le secret de cet alibi,

Se résume en trois parties :

L'écoute des proies choisies,

L'interprétation des beaux discours fleuris,

Une participation orientée par quelques roueries.

 

1 : L'attention portée à leurs jacasseries,

Vous permettra d'introduire la fratrie.

Attention à ne pas dévoiler votre philosophie ici,

Votre concours doit se limiter à la plus simple courtoisie.

 

2 : La traduction de leurs théories,

Se révélera, pour la suite, un important appui.

Comprenez bien le sens général de leurs idéologies,

Discernez les faiblesses orgueilleuses de chaque parti.

 

3 : Au dernier échelon, mon favori,

Profitez d'une brèche pour accréditer leurs avis.

Abondez leur mépris,

Mais ne vous exposez pas, utilisez la diplomatie !

Enfin, louez leur psychologie,

Ils vous considèreront ami.

 

Comme quoi, réussir en société n'a pas de prix,

Cela nécessite juste un peu d'esprit !

 

 

*Coterie : n. f. Groupe restreint de personnes qui se soutiennent mutuellement pour faire prévaloir leurs intérêts sur ceux de la collectivité.

 

 

Cyrco (dec 2006) 

Publié par CyrilleCorde à 16:10:59 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) |

Le Papion | 04 mars 2007

Le Papion*

 

Au papion,

J'ai nommé le pape Benoît,

Je dédie cette petite noise :

 

Tu nous sers ton pain béni,

Mais le palais, de nous autres paillards, sait reconnaître un pain rassis.

Ainsi, si tu espères le paradis,

De nos coups de balais, ou de ton vaste palais : qui le mérite vraiment, pardi ?

Car si notre bonheur ne nécessite pas un radis,

Le tien se nourrit de nos bénéfices.

 

Tu nous appelles mes fils,

Cependant, méfie-toi, aucun pacte ne nous retient à tes fils.

 

Oui, nous préférons être païens,

Coucher sur la paille et garder notre foi,

Plutôt que d'appartenir aux tiens,

Acceptant la dictature de tes effrois.

 

Alors, Oh Grand Papion,

Un conseil : sors à Petits Pas !!!

De toi nous n'avons pas satisfaction,

Nous volons de nos propres ailes... de papillon...

 

 

*Papion : n. m. (lat. moderne papio, altér. de baboin ; 1766).

Zool. Nom savant des singes cynocéphales.

 

 

Cyrco (dec 2006) 

Publié par CyrilleCorde à 16:09:54 dans Poèmes (coup de gueule, engagé...) | Commentaires (0) |

Les défauts | 04 mars 2007

Les défauts

 

Embusqués derrière les rideaux,

De notre faillible ego,

Trônent les défauts !

 

Grandes dames à la faux,

Ils détruisent le beau,

Corrompent le fidèle en escroc.

 

D'une note d'appeau,

Ils séduisent votre pseudo,

Et le soudoient pour quelques joyaux.

 

Sous l'influence de ces mauvais prévôts,

La bêtise étouffe votre credo,

La vanité acère votre couteau.

 

Alors de leurs propos,

Ne vous faites pas le héraut,

Ni le bourreau.

 

Ne leur tournez pas non plus le dos,

Vous ne sèmerez pas leurs échos :

Refoulés, ils durcissent le garrot.

 

Affrontez leurs radeaux,

Arborez une ligne d'eldorado,

Et vous maîtriserez leurs sursauts.

 

Ainsi devraient fonctionner tous mes égaux,

Malheureusement, ils se comportent en animaux !

Voici la flamme de ces quelques maux.

 

 

Cyrco (Dec 2006)

Publié par CyrilleCorde à 16:07:31 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) |

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