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Emoi & Toiles

Poèmes & Pensées

L'art de jouer du regard | 04 mars 2007

L'art de jouer du regard

 

Des relations avec la plupart,

Je porte le fardeau du regard.

Car à son égard,

Bien souvent reste hagard.

 

Du respect que je déclare,

A quelque gaillard,

Ne peux m'abaisser dare-dare.

D'une offense de ma part,

Si je ne souhaite allumer l'âtre,

Ne puis également m'appesantir jusque tard.

 

Ni ringard, ni roublard,

Je vous éprouve non en couard,

Ni même en tsar,

Seulement d'égal à égal sans épars.

 

Seul à l'ignare

Qui de son mépris me pare,

Me permet l'écart,

De lui infliger le dard,

De mon dédain maquisard.

 

Car à la belle qui accapare,

Mon cœur en fard,

Mes yeux bavards,

Lui suggèrent d'accrocher mes amarres,

Pour un départ,

Vers une histoire sans cauchemars.

 

De l'art de jouer du regard,

J'en conviens : point de hasard.

Mais, qui sans fatigue, cernera ses avatars,

Comprendra l'usage d'une finesse rare !

 

 

Cyrco (dec 2006)

Publié par CyrilleCorde à 16:05:46 dans Poèmes (divers) | Commentaires (0) |

Ma conscience | 04 mars 2007

Ma Conscience,

 

Toi qui, de moi, possèdes toutes les connaissances,

Toi qui établis le sens de mon existence,

Pourquoi m'opposes-tu tant de résistance,

Lorsque, de mes longues heures d'errances,

A chercher la quintessence de tes séances,

Je ne récolte que la souffrance de ton silence ?

 

De l'innocence de mon adolescence,

Tu m'as appris la vigilance,

Et m'as conduit à l'intelligence.

 

De ta semence,

Tu orientes la balance,

De mes créances,

M'incitant au bon sens.

 

Aux grandes évidences,

Tu m'apportes prudence,

Et me conseilles nuance !

 

En toutes circonstances,

Ce que je pense,

Ne reflète que la résonance,

De ta présence !

 

Alors, pourquoi m'opposes-tu tant de résistance,

Lorsque, de mes longues heures d'errances,

A chercher la quintessence de tes séances,

Je ne récolte que la souffrance de ton silence ?

 

De ton influence,

J'ai appris la méfiance.

Alors, oui, je demande audience :

De tes inhérences,

Je souhaite comprendre les manigances.

 

De ton éloquence,

Mes sentiments tu encenses,

Les invitant à cette grande danse,

Où la préséance cadence,

Ma confiance devenue négligence.

Car de ta prestance,

Me dispute l'attirance,

D'un ange ou d'une démence.

 

Alors, pourquoi m'opposes-tu tant de résistance,

Lorsque, de mes longues heures d'errances,

A chercher la quintessence de tes séances,

Je ne récolte que la souffrance de ton silence ?

 

Convergence ou divergence,

Je ne puis que me plier à tes exigences.

Car, de ta clairvoyance,

Si tu devines mes réticences.

De l'essence de mes réminiscences,

Aux conséquences de mes croyances,

Si point n'est de cohérence,

Tu acquiers la puissance,

De m'imposer tes remontrances.

 

Alors, pourquoi m'opposes-tu tant de résistance,

Lorsque, de mes longues heures d'errances,

A chercher la quintessence de tes séances,

Je ne récolte que la souffrance de ton silence ?

 

De mauvaises attirances,

Si m'emporte la déchéance,

Que l'estime cède à l'indifférence,

Et qu'en moi s'envole toute confiance,

De ton assistance,

Les murmures de bienveillance,

Me conduiront sur les voies de la convalescence,

Pour, je le sais, rétablir mon assurance.

 

Ainsi, je ne puis supporter ton absence,

De ton élégance,

J'ai accepté la dépendance.

 

Alors, pourquoi m'opposes-tu tant de résistance,

Lorsque, de mes longues heures d'errances,

A chercher la quintessence de tes séances,

Je ne récolte que la souffrance de ton silence ?

 

Peut être parce qu'avec une conscience,

Toute science reste en latence,

Et que, seule notre échéance,

Parviendra, qui sait, à révéler son importance.

 

 

Cyrco (dec 2006)

Publié par CyrilleCorde à 16:01:33 dans Poèmes (réflexion philo, existencielle...) | Commentaires (0) |

Le Rêve | 04 mars 2007

Le Rêve

 

Le rêve,

C'est une trêve,

Avec notre monde sans imaginaire.

 

Brèves foutaises, simples balivernes, songes pervers,

Quelques évidences ensevelies sur la grève de notre être,

Le rêve demeure mystère !

 

De sa recette,

Qui sait trouver la fève,

Apprécie le soulagement de ses enfers,

Voit son corps régénérer de sève,

Accomplit des exploits sans frontières,

Assouvit les péchés inavoués d'Eve,

Et réalise ses révoltes, ses plus grandes colères.

 

Mais aux premières lumières,

Le rêve soucieux de sa réserve,

Confère à Minerve*,

Que le réveil révèle ou préserve,

Les secrets de son univers.

 

 

Minerve : déesse de la sagesse

 

 

Cyrco (nov 2006)

Publié par CyrilleCorde à 15:59:21 dans Poèmes (contemplatifs) | Commentaires (0) |

Toi & Moi | 04 mars 2007

Toi & moi

 

Toi, petite bourgeoise complaisante,

Et moi, simple artisan sans convenances,

Tu me toises du haut de tes 20 ans,

Moi qui ne suis que moineau innocent.

 

Toi, sans foi,

Moi qui aimerai croire,

En l'existence d'un grimoire,

Qui, d'un monitoire*,

De moine me sacre roi.

 

Mais je reste serf,

Et toi princesse

 

Tu méprises mon comptoir et ses histoires,

Je cultive l'espoir d'un soir sans miroir,

Où l'amour ignoré de ta mémoire,

M'apparaîtrait sous mille étoiles

 

Toi, le toit de tous mes émois,

Moi qui ne désire que ta moitié,

Toi et moi siamois,

Pour le restant de nos mois.

 

Voici la toile de mon désarroi,

Moi qui ne suis que moi,

Et toi..., tellement toi.

 

 

*Monitoire : adj. et n. m. Se dit de la lettre qu'un juge ecclésiastique adresse à celui qui a connaissance d'un fait pour l'obliger à le révéler.

 

 

Cyrco (nov 2006)

Publié par CyrilleCorde à 15:55:36 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) |

Querelle pour une belle | 04 mars 2007

 

 

Querelle pour une belle

 

Les hommes se querellent souvent pour une belle,

Frères le jour, adversaires la nuit,

Ils se renient, oublient quel lien les unit.

 

Préférant l'étreinte charnelle d'une demoiselle,

A l'entente fraternelle,

Ils sont prêts à déclarer conflit.

 

Une seconde éternelle dans les bras de celle

Qui décèlera une passion évanouie,

Mérite – t-elle cette folie ?

 

 

Cyrco (oct 2006)

Publié par CyrilleCorde à 15:50:53 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) |

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