Cyrco
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Photo Sentimentale
Je nous revois,
Côte à côte,
L'océan derrière...
Le sourire aux lèvres
Les cœurs enlacés,
Ne rien faire...
S'aimer.
Fiers
De nos engagements,
Fièvre
De nos sentiments !
Cadre de rêve
Pour un repaire
D'amants,
Cadre de poussière
Pour une photo
D'antan.
Misère...
Florilège de souvenirs,
Sortilège en devenir :
Le glaive de notre amour
Me transperce !
Je nous vois,
Côte à côte,
L'océan derrière.
Je chois
Loin de tes côtes,
L'océan en travers...
Cyrco (29/02/08)
Publié par CyrilleCorde à 18:44:32 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Un Rendez-vous en Noir & Blanc
Vêtu de noir et de blanc,
Les yeux sombres,
Le regard pénétrant ;
Figurant,
D'un petit coin d'ombre,
Il m'attend.
Vêtue toute en couleurs,
Les yeux brillants,
Le regard charmeur ;
Passante,
D'un petit coin de fleurs,
Je le prétends.
Droit,
Les traits figés,
L' expression mystérieuse...
Son dessein masqué,
Il me convoite.
D'une pose adroite,
Les traits légers,
Et les lèvres rieuses...
Mon désir à portée,
Je le sais, il me convoite.
Et pourtant,
Des sentiments en couleurs,
Qui fleurissent mon coeur,
Je ne perçois son environnement,
Qu'en noir et blanc.
Le vert des pelouses ?
Le bleu du ciel?
Gris, argentés...
Le jaune des tulipes ?
Le rouge des roses ?
Comme absorbés...
Je ne les perçois pas,
Ni même les immagine.
Lui ?
Comme d'une autre épo...
Cric, Crac, Boum !!
« Guillaume !!!
La photo... !
Oh non...
Qu'as tu fais... ?!!! »
« Mais enfin maman...,
Ce n'était qu'une photo en noir et blanc...,
... une photo du passé... ,
Du passé... »
Snif.
(Cyrco, août 07)
Publié par CyrilleCorde à 22:06:48 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Idéalité
Idéal : conception spirituelle,
Infidèle à nos sens en malle.
« Pétales et hirondelles,
Pastellent un ciel d'opale,
Sillage de notre lune de miel :
Elle..., moi..., mon idéal. »
Réalité : existence rebelle ;
Nos ailes enchaînées à quelque attelage.
« Rapaces et spinelles*,
Flagellent notre vie sage ;
Agrafent nos rêves idéels*,
Elle..., moi..., otages :
Mon cauchemar. »
On nous gromelle :
« Idéaliser est déraisonnable,
Néfaste pour nos vies lilliputiennes ».
Nos coeurs rapellent :
« Idéaliser est indispensable,
Grain de sable d'une plage de merveilles »
Au péril d'une chute cruelle,
Notre vie sera « idéalité »,
Pas de prison de gèle,
Seulement une passion « idéalité » .
*Spinelle : Aluminate naturel de magnésium, pierre précieuse de couleur généralement rouge. Les spinelles sont des aluminates vitreux, infusibles, à éclat vif et de couleur générale rouge, rayés seulement par le diamant et le corindon, et rayant tous les autres corps (A. Péres)
* Idéel : adj, qui se rapporte à l'idée ou qui n'existe que dans l'idée.
(Cyrco, août 2007)
Publié par CyrilleCorde à 20:20:40 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Rencontre brésilienne
Elle dansait un air de forró,
Il la contemplait..., l'air fasciné.
Elle était brésilienne, la danse dans la peau,
Il était français, la retenue exercée.
Son corps ondulait,
Immobile, il l'adulait.
Les yeux de la jolie fille : un appel,
Une invitation au jeu sensuel.
Une main tendue,
Notre ami dans les bras de sa muse;
Le déhanché envoutant..., peut être une ruse ?
Le jeune garçon est perdu.
Un baisé volé,
L'histoire peut enfin commencer :
Il fallait bien toute la chaleur du pays,
Pour libérer les complexes de l'apprentit.
La suite ?
Une idylle démesurée,
Une fuite,
Les deux amants sont éloignés.
Certains conteurs,
Fredonnent que les deux amoureux
Se sont envolés pour un jardin de fleurs,
La Terre, trop petite pour leur passion fabuleuse.
(Cyrco, juillet 07)
Publié par CyrilleCorde à 22:55:29 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens
Complainte d'un berger à sa bergère
J'étais ton berger,
Tu étais ma bergère.
Au crépuscule des ères,
Je parcourais les sentiers ;
Evitant les chaumières,
Je cheminais au gré des libertés.
A l'aube d'une éternité,
Tu sillonnais un pré désert ;
Guidée par des oiseaux enchantés,
Tu fuyais la misère.
Aléa..., destinée...,
Près de ce verger,
Nous nous sommes découverts :
Berger, bergère.
Sous l'arbre isolé,
Qui devint « Notre Pommier »,
Tu t'es allongée ;
La douce lumière,
Illuminant ta beauté,
Je t'ai admirée !
Sans barrières,
Nous nous sommes aimés ;
Sans frontières,
Nous avons vagabondés,
Sur les sentes d'un imaginaire,
Unis par des sentiments embrasés.
Longtemps nous demeurâmes sous Notre Pommier...
Jeune berger,
Libre, inexpérimenté,
Je t'ai laissé partir pour la mer.
Jeune bergère,
Aimante, l'espoir serré,
Je n'ai pas su t'abriter,
Tu as pris une autre galère.
Rêves et mystères,
Occupent aujourd'hui mes pensées :
Sur une berge, j'erre,
Sur l'autre rive, tu es là, distinguée,
J'espère...,
...tu es accompagnée :
Entre nous, ... la rivière.
Amitié,
Passion singulière ?
Je repense à Notre Pommier.
Jolie bergère,
Si proches..., et pourtant séparés.
Nos reflets mariés,
Nos corps éloignés,
Je demeure solitaire,
Seul, sur le bord contraire.
Pourtant j'espère...
J'espère distinguer,
Au loin, derrière quelque sinuosité,
Enjambant la rivière,
Défiant mon amour inachevé,
Une petite passerelle.
Petite passerelle,
Qui, enfin, me rallierai à toi, ma belle,
...me rallierai à toi, ma bergère...
Cyrco (avril 07)
Publié par CyrilleCorde à 18:11:50 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) | Permaliens