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Emoi & Toiles

Poèmes & Pensées

Le Chat aux Riches | 23 janvier 2008

Le Chat aux Riches

 

Le chat aux riches

Fier de sa postiche

Se délecte

De son état

De Shah

Au lait.

 

Le chat aux riches :

La fourrure lisse

Pour se frotter,

Le poil hérisse

Pour attaquer...,

Le chat aux riches

Devrait être laqué.

 

Appât de riches,

Il ne connaît pas la moralité :

Il aguiche

Les pigeonniers...,

Pisse

Au nez

De ses gibiers...,

Puis, exalté,

D'un geste factice,

Leur liche

Les pieds !

Je vous en fiche !

Cette âme est dupeuse,

Sa langue rugueuse !

 

Le chat aux riches,

Joue les pouliches :

Sous la bannière

Des nuits de prélats,

Il s'en va,

Pacha,

Côtoyer le Prolétariat

Des chats de gouttière.

Grand seigneur,

Il partage un quotidien

De quelques heures,

Miaule le malheur

Et, sans faim,

Goutte aux miches

Des vieux pains.

 

Malin,

Et adepte de la triche :

Il s'affiche !

 

Et oui,

En bon tsarévitch

Une fois chez lui,

Il sait

Qu'une ou deux pleurniches,

Fétiches,

Suffiront aux riches...

A servir ses plats garnis

De fines croquettes

D'haschich...

 

Petit chat aux riches,

Petit freluquet,

S'il te plaît :

Ne t'entiche

Pas trop...

Il est dit :

Tu es en trot

Pour cinq vies,

Pas sept !

Elles sont défaites...

 

Petit chat aux riches,

Ne t'entiche

Pas trop...

Prends garde aux

Caniches :

Ils dénichent

En toi

Un frêle encas,

Cher petit chat aux riches.

En proie

A tes barbiches,

Ils enragent !

Sans faire de cas,

Tu pourrais finir en sarcophage...

 

En sarcophage !

Petit chat aux riches.

 

Cyrco (Janv 08)

Publié par CyrilleCorde à 21:09:15 dans Poèmes (coup de gueule, engagé...) | Commentaires (0) |

Le Papion | 04 mars 2007

Le Papion*

 

Au papion,

J'ai nommé le pape Benoît,

Je dédie cette petite noise :

 

Tu nous sers ton pain béni,

Mais le palais, de nous autres paillards, sait reconnaître un pain rassis.

Ainsi, si tu espères le paradis,

De nos coups de balais, ou de ton vaste palais : qui le mérite vraiment, pardi ?

Car si notre bonheur ne nécessite pas un radis,

Le tien se nourrit de nos bénéfices.

 

Tu nous appelles mes fils,

Cependant, méfie-toi, aucun pacte ne nous retient à tes fils.

 

Oui, nous préférons être païens,

Coucher sur la paille et garder notre foi,

Plutôt que d'appartenir aux tiens,

Acceptant la dictature de tes effrois.

 

Alors, Oh Grand Papion,

Un conseil : sors à Petits Pas !!!

De toi nous n'avons pas satisfaction,

Nous volons de nos propres ailes... de papillon...

 

 

*Papion : n. m. (lat. moderne papio, altér. de baboin ; 1766).

Zool. Nom savant des singes cynocéphales.

 

 

Cyrco (dec 2006) 

Publié par CyrilleCorde à 16:09:54 dans Poèmes (coup de gueule, engagé...) | Commentaires (0) |

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