Cyrco
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A Vous Tous..., Passés Avant
Messieurs,
A vous tous,
Passés avant,
A vous tous,
Passés amants,
J'adresse un pleur.
Vos histoires
D'un soir...,
De quelques ans,
D'entente...,
De mésentente,
Firent leur temps :
C'est un fait.
Je n'y ai
Pas influence,
Je l'admet.
Malheureusement,
Vos antécédents
Aux accents
D'insouciance,
Révèlent à présent
Leurs inconséquences.
Vogue-Voguant,
Sur un océan
D'innocence,
Il arrive que les vents de noroît,
Gonflent les voiles
De mon inexpérience :
Mon voilier,
Enfant...,
Précipíté...,
Heurtant
Alors le bouclier
De sa confiance
Sabotée...
Messieurs,
Sabotée,
Par quelques négligences ?
Par quelques faux-semblants ?
Probablement !
Vos avances déplacées
A quelques brebis égarée ?
Assurément !
Ah...,
Quelques instants
D'efferverscence...,
De jouissance...,
...
Pour une confiance,
A présent,
Chancelante.
Chancelante,
Ou...,
Devrais-je dire,
Résistante.
Mon amour...
Résistante... ?
Seulement par défense.
Endurcie... ?
Seulement en garantie
De ton amour,
Investit.
...
Je le sais...
Tu me l'as dit...
Messieurs,
De vos instances
Antérieures,
Je n'ai pas connaissance.
Heureusement ?
Malheureusement ?
Je suis ignorant.
Pourtant,
Lorsque mon éthique,
Aux principes
Fidèles,
S'échoue
Contre les pics,
De ses abris,
Dressés jusqu'au ciel :
J'avoue...,
Que ma patience,
Réparatrice,
Vous souhaite
Bien des heures tristes...
J'avoue,
Que ma patience,
Réconfortante,
Vous souhaite
Bien des heures d'errance...
cyrco (nov 2007)
Publié par CyrilleCorde à 15:20:04 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) | Permaliens
Bienvenue dans la blogosphère
Putain, j'trouve pas le sens de ma vie,
Putain, j'suis trop déprimé(e),
J'ai pas d'envie,
Je m'fait chier,
Putain faut absolument que je crée un blog.
Faut que le monde sache.
Putain, faut qu'il sache que je suis déprimé(e),
Que ma vie est un résidu de gogues,
J'veux partager tout ça !
Putain, j'vais créer un blog.
Aujourd'hui, j'ai un nouveau chat,
Il est trop mignon, je vais l'appeler « minou ».
Ah et puis hier, avec les copines, on est allée au cinéma,
C'était trop cool, après on est même allée au bar «Miaou » !
Par contre, j'ai rencontré Angela,
Elle est vraiment trop conne elle, ell' m'saoule !
Ah faut absolument que je crée un blog.
Faut que le monde sache.
Ah ouai, faut trop qu'y voit les photos de mon nouveau chat,
J'vais même lui montrer mes derniers pogs !
J'veux trop partager tout ça !
Ah ouai, trop bien, je vais créer un blog.
Ah..., le bonheur...
Entre peur et douleur,
C'est un concept irreversible, au plus profond de l'être,
Il est conscient ou inconscient,
Car même dans sa tête le soi-même n'est pas maître...
Putain, faut absolument que je crée un blog.
Faut que le monde sache :
J'suis pas une tâche,
Après mes 35h, j'suis aussi philosog !
Putain, je vais créer un blog.
« Hier, assise sur le bord d'une fontaine,
J'ai aperçue une reine,
C'était toi mon amour,
Que j'aimerai pour toujours... »
Putain, faut absolument que je crée un blog.
Faut que le monde sache :
Il faut qu'il réalise que j'ai du talent ;
Si je suis encore un inconnu passant,
Il doit savoir que je dérogue :
Je suis un poète en marche !
Putain je vais créer un blog.
...
Bla bla bla,
Blog blog blog,
Bienvenue dans la blogosphère,
Le fleuve oú le gognol s'ferre !!
Cyrco (19/10/2007)
Publié par CyrilleCorde à 19:30:02 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) | Permaliens
Le Pas Sage à l'Age Adulte
Du haut de mes vingt rivages,
Me repousse l'inébranlable barrage,
Du passage à l'époque adulte.
Longtemps j'ai cru, inculte,
L'ascension au monde des mirages,
Refusée à la naïveté de simples pages.
Les yeux levés vers ces « grands sages »,
J'admirais l'assurance de leurs bavardages,
La confiance certaine de leurs présages.
Alors que, moi, ces apagogies*, ces adages...,
Toutes ces prises de positions me restaient occultes.
Soucieux d'intégrer le formidable culte,
J'ai ainsi fureté les sombres passages,
Conduisant à l'apanage.
Accrochant, à quelque détour, un petit nuage,
J'ai survolé l'immense sillage,
Attentif au plus petit témoignage.
Quand, d'un souffle..., d'une image...,
Je compris la raison du tumulte :
« Dénigrer, contredire, se fier à la rage,
Affirmer, approuver, l'Homme majeur s'engage,
Après quoi..., il exulte ! »
Oui, c'est bien des êtres en cage,
Que j'aperçus, prisonniers de leur plumage,
Soucieux de se prouver, de crier leur ramage !
Ce qu'il en résulte ?
Du vent, un ouragan de tapage,
Bien heureux, puisque celui-ci, en gage,
Refoula mon cumulus en amont du barrage...
Suite à cet étrange voyage,
Je compris que l'ouvrage,
Séparant l'enfance du monde adulte,
Etait, non un obstacle, non un blocage,
Mais une forme de courage ;
Que celle-ci me préservait des sabotages,
De nombreux visages,
Ridés par la certitude,
D'une multitude d'orages !
Oh, vous les « grands »..., voici mes hommages :
Je ne rejoindrai pas votre plage, ni votre langage,
Je repousse votre monde sans scrupules !
Je préfère mon univers de rêves, de doutes : je l'adule,
Et, au risque de perdre l'équilibre..., je resterai funambule !
...
Ah moins que..., l'écriture de ce poème volage,
Pourtant sans insultes,
Ne m'ait fait tourner la page...
*Apagogie : n. f : démonstration par l'absurde.
Cyrco (janv 2007)
Publié par CyrilleCorde à 16:18:40 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) | Permaliens
Le pouvoir de changer les vies
De mes nuits,
Trop souvent nébuleuses :
Le sommeil enfui,
Les obsessions nombreuses,
Je nourris l'utopie,
D'une magie merveilleuse,
Qui pourrait changer les vies.
D'une pensée rêveuse,
Me voilà devenu messie :
Parcourant quelque sente sinueuse,
Attiré par les lamentations d'un petit Jérémie,
Victime d'attentions malheureuses,
Je stoppe les malfaiteurs, sévis,
Les condamne à une destinée affreuse,
Et réconforte l'enfant flétri,
D'une jolie berceuse.
Blessé par les cris d'un esclave soumis,
Par une bourgeoise aux perles trop précieuses,
Je m'oppose à cette femme de mépris,
Libère le captif, lui promets une fortune chaleureuse,
Et dépossède la tortionnaire de tous ses biens de prix.
Attendri par la complainte amoureuse,
D'une femme sans mari,
Lui offre la caresse savoureuse,
Du baiser romantique d'un amant épris,
Par ses avances langoureuses.
Bouleversé par un vieillard affaibli,
D'une vie trop désastreuse,
Je le confronte à ma philosophie,
D'une fin heureuse,
Et lui redonne goût à l'euphorie.
Puis, fatigué, par mon devoir d'embellie,
Je m'absorbe enfin dans une léthargie gracieuse.
Mais, au petit matin, conscient de la fantaisie,
Je n'aspire qu'à rejoindre la prochaine nuit, baladeuse,
Où l'on m'offrira, peut-être, à nouveau, le pouvoir de changer les vies...
Cyrco (janv 2007)
Publié par CyrilleCorde à 16:16:56 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) | Permaliens
En illustre chercheur,
J'ai découvert plus rapide que la lueur.
Cet étrange phénomène vous inspirera horreur,
Mesdames,
Messieurs, voici
Sa vitesse de propagation à l'heure,
Vous laissera couverts de sueurs,
Ici à l'instant, puis immédiatement ailleurs,
Elle parcourt sans frayeur,
Nombre de vos demeures.
Laissez-moi vous présenter cette terreur :
Inépuisable, elle naît de l'aigreur,
De tous les beaux parleurs.
Belle parole ou simple erreur,
Chez tous les bonimenteurs et discoureurs,
Elle fait fureur,
D'un murmure de facteur,
Ou d'une plaisanterie de farceur,
Elle s'envole vers les clameurs,
De ses nombreux admirateurs :
« Il paraîtrai que la grande cousine de la sœur,
Au fils du Père Laliqueur,
Aurait fréquenté le petit ramoneur,
Chenapan du défunt colporteur,
Lui-même voleur... »
Véritable conteur,
Elle tient ses mœurs,
De tous les rapporteurs,
En quête de saveurs,
Dans leur vie sans ardeur !
Méchante, destructrice et sans pudeur,
Elle s'attaque à tous les cœurs.
Oui, chers lecteurs,
Tremblez de peur,
La rumeur vous attend à l'extérieur,
Elle veut piller votre intérieur.
Source de leurres et de malheurs,
Elle s'attaque à votre honneur,
Vous délaisse de tout défenseur,
Bref, elle vous emplit de fureur,
Si cette importune, en prédateur,
Vous cherche quelques heurts,
Ne vous laissez pas atteindre par ses rongeurs !
Refoulez vos pleurs, enterrez votre douleur,
Ripostez de candeur, dévoilez votre grandeur,
Puis, exhibez un inébranlable bonheur.
Et vous verrez vos investigateurs,
Retournez chez les leurs :
Entre jaseurs !
Et oui, sachez précieux liseurs,
Que, si la rumeur se proclame leader,
Elle a également tôt fait de retourner... en vapeur !
Cyrco (dec 2006)
Publié par CyrilleCorde à 16:11:46 dans Poèmes (critique humaine) | Commentaires (0) | Permaliens