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Emoi & Toiles

Poèmes & Pensées

Le vide | 26 décembre 2007

Le vide

 

Le vide,

Infini.

Le vide,

Ennemi.

 

Sans vie

Ni envies,

Il chemine.

 

Sans empathie

Ni paradis,

Il se nourrit

De mes insomnies.

 

Horrible puits

Horrible infini.

 

... et je ne puis

Voir ton pays.

 

Je suis parti.

 

Le vide

D'un océan

Nous divise.

 

Un vide

De rien du tout.

Un vide

Infini.

 

Garçon !

Une autre !

Cett' bouteille est vide.

 

 

Cyrco (dec 07)

Publié par CyrilleCorde à 23:16:27 dans Poèmes (divers) | Commentaires (0) |

Rue du temps, Appartement 100 | 18 septembre 2007

Rue du temps, Appartement 100

 

Rue du temps,

Appartement 100 :

 

« Mon amour...

Ta main...

Sur mon ventre...,

Ecoute...

J'ai faim... »

 

Rue du temps,

Un immeuble ordinaire.

Appartement 100,

Un foyer sans travers.

 

« Mon amour...

Ta main...

Sur mon ventre...

Ecoute...

J'ai faim... »

 

Un couple commun,

Une vie en cours.

Peu d'entrain,

Mais de l'amour.

 

« Mon amour...

Ta main...

Sur mon ventre...

Ecoute...

J'ai faim... »

 

Un ménage parmis d'autres... :

Sans espoirs.

Un nuage parmis d'autres... :

Avec du noir.

 

« Mon amour...

Ta main...

Sur mon ventre...

Ecoute...

J'ai faim... »

 

Une vie en cours...

Peu d'entrain...

Peu de biens...

...

Mais de l'amour.

 

Rue du temps,

Appartement 100 :

 

« Mon amour...

Ta main...

Sur mon ventre...

Ecoute...

Il a faim...»

 

 

Cyrco - sept 2007 

Publié par CyrilleCorde à 13:32:57 dans Poèmes (divers) | Commentaires (0) |

Conte Adultère | 11 septembre 2007

Conte Adultère

 

-"Marie, mon enfant,

Tu as aujourd'hui sept ans,

Certains te diront « l'âge de raison »,

D'autres, «un avant goût de déraison »,

L'un ne va pas sans l'autre.

 

Malheureusement,

Quelques croyances infantiles,

Doivent-t'être dévoilées.

 

Ma petite,

Le Père Noël n'existe pas.

C'est un conte pour enfants.

Il vous incite à rester sage toute l'année,

Afin de recevoir vos cadeaux le 25 décembre"

 

-"Hein..., mais...,

Et son traîneau, ses rennes... ?"

 

-"Voyons Marie...,

Les rennes ne peuvent pas voler,

Tu as déjà vu, toi, une vache ou un cheval voler ?

Non,

Et bien, c'est la même chose pour les rennes."

 

-"Et ses lutins alors... ?"

 

-"Ah, les lutins...,

Tu sais, les personnages fantastiques,

Qu'ils soient petits ou grands,

N'existent pas ou alors seulement dans les rêves.

...cela est bien triste..."

 

-"Mais..., il y a les cadeaux !?"

 

-"Ce sont ton papa et moi,

Qui les achetons.

Nous les cachons ensuite,

Pour te les offrir le jour de Noël.

 

Ah, mon amour...,

Certaines réalités sont bien cruelles...

Malgré cela, n'oublie pas :

Noël reste un jour merveilleux,

Qui apporte beaucoup de joie."

...

 

Un an plus tard...

 

-"Bon anniversaire grand mère !

Quatre-vingt dix années de sagesse !

D'autres te diront de vieillesse...,

Mais l'un ne va pas sans l'autre."

 

-"Ah..., ma petite Marie...,

Merci beaucoup,

Quel bonheur de voir ta jeunesse !

Ah..., tu sais...,

Pour moi, l'heure est bientôt venue

De me rendre au paradis...,

...que Dieu m'accepte..."

 

-"Mais, mémé...,

Tu crois encore en Dieu ?!"

 

-"B..., enfin, bien sûr que oui..."

 

-"Mais...,

Tu ne sais donc pas ?

Dieu n'est qu'un conte pour adultes.

Un prétexte qui vous incite à rester sages toute votre vie..."

 

-"Que dis-tu ma petite,

Voyons... c'est absurde !

Après la mort, tous les humains s'envolent pour le paradis..., ou l'enfer..."

 

-"Mémé...,

Les humains ne peuvent pas s'envoler !

Tu as déjà vu, toi, une vache ou un cheval voler ?

Non,

Eh bien c'est la même chose pour les Hommes."

 

-"Et les anges alors ?

Que fais-tu des anges ?"

 

-"Ah...,

Les êtres parfaits, petits ou grands,

N'existent malheureusement pas mémé,

C'est bien triste..."

 

-"Mais enfin...,

Il y a tout de même le paradis !

Le bonheur éternel !"

 

-"Je croyais que tu l'avais compris... :

Ce sont nous, les enfants,

Qui créons les instants de bonheur ;

Puis, nous les cachons un peu partout,

Pour vous les offrir chaque jour...

 

...en espérant que ces souvenirs,

Soient pour vous éternels..."

...

 

Comme tout conte a sa (ses) morale(s),

Je vous laisse deviner celle(s)-ci...

 

Cyrco (sept 2007)

Publié par CyrilleCorde à 15:18:05 dans Poèmes (divers) | Commentaires (0) |

L'art de jouer du regard | 04 mars 2007

L'art de jouer du regard

 

Des relations avec la plupart,

Je porte le fardeau du regard.

Car à son égard,

Bien souvent reste hagard.

 

Du respect que je déclare,

A quelque gaillard,

Ne peux m'abaisser dare-dare.

D'une offense de ma part,

Si je ne souhaite allumer l'âtre,

Ne puis également m'appesantir jusque tard.

 

Ni ringard, ni roublard,

Je vous éprouve non en couard,

Ni même en tsar,

Seulement d'égal à égal sans épars.

 

Seul à l'ignare

Qui de son mépris me pare,

Me permet l'écart,

De lui infliger le dard,

De mon dédain maquisard.

 

Car à la belle qui accapare,

Mon cœur en fard,

Mes yeux bavards,

Lui suggèrent d'accrocher mes amarres,

Pour un départ,

Vers une histoire sans cauchemars.

 

De l'art de jouer du regard,

J'en conviens : point de hasard.

Mais, qui sans fatigue, cernera ses avatars,

Comprendra l'usage d'une finesse rare !

 

 

Cyrco (dec 2006)

Publié par CyrilleCorde à 16:05:46 dans Poèmes (divers) | Commentaires (0) |

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